Bernard Huguenin*.
Devancer la crise pour mieux rebondir.
1. Pouvez-vous nous décrire la crise professionnelle que vous avez connue.
J’étais depuis 10 ans à la direction commerciale d’un groupe industriel, leader français de l’emballage plastique professionnel. Je pilotais 50% du chiffre d’affaire et 60% des bénéfices du groupe. Je souhaitais évoluer mais aucune opportunité ne se présentait dans le groupe. Par ailleurs, je me suis trouvé en désaccord avec notre nouveau président sur la stratégie de l’entreprise à adopter. Que faire ? Des amis m’ont suggéré de me faire accompagner pour étudier la question, j’ai suivi leur conseil.
2. En quoi le Career Crisis Management vous a-t-il permis de transformer la crise en une opportunité de vie ?
J’ai vu le cabinet de Career Crisis Management à un moment où il n’était pas encore question de départ, mais où il s’agissait de prendre une décision : rester (et risquer d’être licencié) ou engager une négociation de départ à l’amiable. Après avoir pris le temps de réfléchir à mes souhaits d’évolution professionnelle, j’ai choisi la seconde alternative qui me permettait de garder la maîtrise de la situation.
La négociation a été longue et difficile mais le Career Crisis Management a été un soutien important pour fixer des objectifs, caler, recaler des scénarios et boucler la négociation. Et il est important dans une situation difficile comme celle-là de pouvoir échanger avec des professionnels qui en ont l’expérience. Dans la négociation j’ai obtenu une prestation d’outplacement qui a été rapidement menée : comme j’avais eu le temps de penser à mon avenir professionnel, je n’ai pas eu de deuil à faire et je savais ce que je voulais. Et j’ai trouvé un nouveau poste en un mois.
3. Aujourd'hui, où en êtes-vous ?
Exactement là où je voulais être. J’ai atteint tous les objectifs que je m’étais fixés. En terme de secteur, j’ai rejoint un univers que j’avais connu avant : la restauration. En terme de taille d’entreprise, je gère désormais 70 millions d’euros de chiffre d’affaire, contre 50 millions auparavant, et dirige un effectif qui est passé de 60 à 380 personnes. En terme de responsabilité enfin, je dirige la Business Unit d’un groupe international et j’ai retrouvé un mode de fonctionnement anglo-saxon que j’apprécie.
Au final, cette transition a été très positive puisqu’elle m’a permis de progresser sur tous les plans. Ce qui n’était pas évident au départ, j’ai joué la partie alors que j’avais plus de 50 ans. J’en ai acquis la conviction qu’il faut activement gérer sa carrière pour ne pas la subir. Et que dans les moments de crise, il est fondamental de savoir investir dans un conseil professionnel.
* Nous certifions l’authenticité de cet entretien. Pour des raisons de confidentialité nous avons toutefois changé le nom de la personne.