Elisabeth Chevrier*
Se repositionner tout en douceur

Crise de carrière, opportunité de vie
Que sont-ils devenus ?

1.Pouvez-vous nous décrire la crise professionnelle que vous avez connue ?

Je travaillais depuis 17 ans dans une banque d’affaire où j’avais connu jusqu’à l’âge de 40 ans une progression linéaire. Mais depuis 2 ans je sentais qu’on me faisait moins évoluer, qu’on ne me confiait pas de nouvelles responsabilités, voire même qu’on me mettait de côté sur certains sujets.
Ma première réaction a été de redoubler d’efforts, de prouver que je voulais être promue au titre de directeur qui était mon objectif. Cette promotion m’a été refusée une première fois, puis, à la suite d’un changement de direction, une deuxième. Je me sentais dans une impasse.
Cette situation arrivait au milieu de ma vie, à un âge où se posait pour moi la question du choix d’accepter de rester à un niveau intermédiaire ou de me battre pour continuer à progresser.
En décembre 2007, ma direction, sans me licencier, m’a conseillé de chercher du travail dans une autre entreprise.

2. En quoi le Career Crisis Management vous a-t-il permis de transformer cette crise en opportunité de vie ?

La consultante m'a permis de prendre du recul sur ma situation et d'envisager les deux options qui s'offraient à moi : rester avec le risque de finir par me faire licencier ou partir et essayer de retrouver un emploi. J'ai finalement choisi cette seconde option.
Elle m’a ensuite aidée à établir une stratégie et une méthode. Comment négocier une séparation ? Que dire ? Que demander ? Elle m’a accompagnée dans la démarche et m’a soutenue, ce qui était appréciable car la décision était lourde. Quitter ma banque n’était pas un acte évident, je m’entendais bien avec les personnes et les clients, j’ignorais la vie qui m’attendrait après.
La consultante m’a aidée à mettre en place une stratégie de négociation afin de partir dans des conditions financières satisfaisantes tout en maintenant de bonnes relations avec mon management. J’ai quitté mon employeur sans rancœur, sans stress, très sereine.
Elle m’a enfin conseillée dans le choix d’un cabinet d’outplacement chez lequel je me suis rendue le lendemain même où je quittais la banque.

3. Aujourd’hui où en êtes-vous ?

Après quatre mois de recherche, j’ai rejoint une autre banque. Je suis contente car j’ai découvert une nouvelle société, un nouvel environnement de travail, de nouveaux clients. Je n’avais pas l’expérience du changement d’employeur, celui-ci s’est fait sans difficulté.
Depuis, ma précédente banque a procédé à plusieurs licenciements, parfois de manière brutale. Nul doute que j’aurais été du nombre si j’y étais restée. Avoir pris mon sort en main m’a évité de vivre une rupture douloureuse et m’a permis de me repositionner calmement et rapidement.

 

* Nous certifions l’authenticité de cet entretien. Pour des raisons de confidentialité nous avons toutefois changé le nom de la personne.